Définition du dispositif
Les
propriétaires (personnes physiques et associés de
sociétés non soumises à l'impôt sur les
sociétés) d'immeubles bâtis situés dans
certaines zones protégées qui effectuent des travaux en
vue de la restauration complète de ces immeubles, sont
autorisés à déduire certaines dépenses
spécifiques et peuvent imputer leur déficit foncier sur
le revenu global sans limitation de montant.
Avantages de l'investissement
Produit noble à forte défiscalisation :
►
Possibilité d’investir par l'intermédiaire d'une
société non soumise à l'impôt sur les
sociétés (SCI, SCPI notamment) afin de favoriser la
transmission fiscale et juridique du patrimoine,
► Imputation des travaux de restauration immobilière sans limitation de montant sur le revenu global.
►
Déficit foncier du bien imputable sur le revenu global dans la
limite de 10 700 ¤ par année grâce à :
· Déduction des autres charges sur les revenus fonciers,
· Déduction des intérêts d'emprunt dans la limite du montant des loyers.
► Report des déficits fonciers non imputables pendant les dix années suivantes,
►
Constitution d’un patrimoine, (destiné à procurer
un complément de revenus), transmissible à ses
héritiers.
Bénéficiaires du dispositif
Personnes
physiques qui réalisent des investissements locatifs directement
ou par l’intermédiaire de sociétés non
soumises à l'IS (SCI, SCPI, …).
Conditions d'application
Pour bénéficier du régime de faveur, les conditions suivantes doivent être remplies :
► L'immeuble doit être affecté à l'habitation,
►
L'opération doit être réalisée sur
l’initiative du propriétaire ou des propriétaires
de l'immeuble réunis en AFUL (association foncière
urbaine libre) ou d'une collectivité publique,
► Les propriétaires réunis en AFUL doivent obtenir l' AST (autorisation spéciale de travaux),
►
L'opération doit avoir lieu dans un secteur sauvegardé
tel que défini par le code de l'urbanisme, ou, sous
réserve que les travaux soient déclarés
d'utilité publique, dans une ZPPAUP (zone de protection du
patrimoine architectural urbain et paysager),
►
Le propriétaire doit prendre l'engagement de louer le logement
nu à usage de résidence principale du locataire pendant
une durée de 6 ans,
► La location doit prendre effet dans les 12 mois qui suivent la date d'achèvement des travaux de restauration.
►
Lorsque l'immeuble concerné appartient à une
société non soumise à l'impôt sur les
sociétés, les associés doivent prendre
l'engagement de conserver leurs titres pendant 6 ans.
Dépenses déductibles
Ouvrent droit à déduction :
►
Les dépenses déductibles applicables aux revenus fonciers
(entretien, réparations, amélioration, taxe
foncière, frais de gérance etc…), les
intérêts d'emprunt n'étant imputables sur les
revenus fonciers qu'à concurrence du montant des loyers
perçus.
► Les travaux de restauration immobilière ci-dessous énumérés :
- Les frais d'adhésion aux AFUL,
- Les travaux de démolition imposés par l'autorité ayant délivré le permis de construire,
-
Les travaux de reconstitution de toiture et de murs extérieurs
existants rendus nécessaires par les démolitions
imposées,
-
Les travaux de transformation en logement de tout ou partie de
l'immeuble d'habitation sous réserve qu'ils soient
réalisés dans le volume bâti existant (sans
augmentation du volume),
-
Les travaux de réaffectation à l'habitation de tout ou
partie d'un immeuble originellement destiné à
l'habitation et ayant perdu cet usage.
Tous
ces travaux doivent être prévus par le plan de sauvegarde
et de mise en valeur ou la déclaration d'utilité publique.
Imputation des déficits
Sont
imputables sur le revenu global (sans limitation de montant), les
déficits résultant de l'ensemble des charges (travaux de
restauration immobilière) à l'exclusion des
intérêts d'emprunt.
Les
autres dépenses (entretien, réparations,
amélioration, taxe foncière, frais de gérance
etc…) sont déductibles des revenus fonciers.
Les
intérêts d'emprunt ne sont déductibles des revenus
fonciers qu'à concurrence du montant des loyers perçus.
Les
associés des sociétés non soumises à l'IS
(SCI-SCPI) bénéficient de mêmes imputations et
déduction à raison de leur quote-part dans le capital de
la société.
Cas de reprise par l'administration fiscale
La
loi Malraux a fait l'objet de certaines critiques par le passé.
On l'a dit mal conçue car beaucoup de programmes ont subi une
requalification fiscale jusqu'en 1994.
Pour
"rectifier le tir", une instruction administrative du 17 mai 1995 a
assoupli les textes, ce qui a entraîné la disparition des
risques de requalification.
Cependant,
la décision d’une requalification peut être prise
par l’administration fiscale dans le cas du non-respect de l'une
des conditions et obligations définies par la loi.