• Le taux de la réduction d’impôt
Le taux de la réduction d’impôt est fixé à 25% pour les logements acquis en 2009 et 2010, et à 20% pour les logements acquis ou construits en 2011 et 2012.
Lorsque
le logement est loué dans les mêmes conditions
d’application que l’investissement Borloo (plafonnement des
ressources du locataire et location interdite à un ascendant ou
un descendant), le propriétaire peut bénéficier
d’une réduction d’impôt supplémentaire au terme des 9 ans : 2% par an sur une période de 3 ans renouvelable une fois. Dans cette situation, l’acquéreur bénéficie également d’un abattement de 30% sur le montant des loyers.
Attention ! Ce nouveau régime de défiscalisation n’est applicable qu’à un seul logement par année. Il est toutefois possible pour le contribuable d’acquérir un logement par an sous le régime de la loi « Scellier » entre 2009 et 2012.
• Base de calcul
La réduction d’impôt est calculée sur le prix de revient de l’appartement.
On
entend par prix de revient : le prix d’acquisition du logement
majoré des honoraires du notaire, des droits de mutation et/ou
TVA, sont donc exclus de la base de calcul les frais de garantie
bancaire.
Ce prix de revient est retenu dans la limite de 300.000 euros.
Exemple pour un investissement réalisé en 2009 de 300.000 euros :
La réduction d’impôt sera de 75.000 euros sur 9 ans à raison de 8 333 euros par an.
Une réduction d’impôt supplémentaire de 2% par an, soit 6 000 euros est possible les 6 années suivantes. La réduction d’impôt totale sur 15 ans est donc de 111.000 euros pour un investissement avec un prix de revient de 300 000 euros.
Cette réduction d’impôt est répartie par parts égales, sur neuf ans.
Elle est accordée au titre de l’année
d’achèvement du logement ou de son acquisition si elle est
postérieure, et imputée pour la 1ère fois sur l’impôt sur le revenu dû au titre de la même année (peu importe le mois de livraison il n’y a pas de prorata).
Si
la réduction d’impôt imputable excède
l’impôt dû au titre d’une année, l’excédent est imputable de l’impôt sur le revenu des six années suivantes.
• Les déficits fonciers
Sauf
disposition contraire dans les instructions fiscales à
paraître, les revenus fonciers d’une opération sous
le régime « Scellier » sont imposables selon les
règles de droit commun. Les déficits fonciers
résultant des dépenses autres que les intérêts d’emprunt sont donc imputables sur le revenu global dans la limite annuelle de 10.700 euros.
L’imputation des déficits fonciers sur le revenu global n’est définitivement
acquise que si l’immeuble est maintenu en location jusqu’au
31 décembre de la troisième année qui suit
l’imputation du déficit sur le revenu.
Le non-respect de cette condition entraîne la reprise par
l’administration fiscale des sommes que le contribuable
n’aurait pas dû imputer sur ses revenus des 3 années
précédentes.