Définition du dispositif
Les
particuliers qui acquièrent des logements neufs ou en
état futur d'achèvement ou des logements vétustes
à réhabiliter, destinés à la location,
peuvent déduire de leurs revenus fonciers, sous la forme d'un
amortissement, 50 % de leur investissement sur 9 ans à raison de:
► 6 % sur les 7 premières années
► 4 % sur les 2 années suivantes.
Ce dispositif s'applique aux investissements réalisés à compter du 1er septembre 2006.
Les investissements réalisés avant cette date demeurent soumis aux règles antérieures.
Peuvent
également bénéficier de ce dispositif, les
personnes physiques qui souscrivent au capital de
sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) lorsque
95% de leurs souscriptions sont destinés à des
investissements remplissant les conditions de déduction au titre
de l'amortissement des logements neufs pour les souscriptions
réalisées à compter du 1er septembre 2006.
Ce dispositif s'adresse uniquement aux bailleurs qui s'engagent:
► à louer leur bien nu pendant 9 ans à titre de résidence principale,
► à respecter les plafonds de loyers fixés par décret concernant le "robien recentré".
► Aucune condition tenant aux ressources du locataire n'est en revanche imposée.
Avantages de l'investissement
►
Déduction du montant de l'investissement plus les frais
d'acquisition sous la forme d'un amortissement jusqu'à 50 % de ce montant sur 9 ans (6 % les 7 premières années et 4 % les 2 années suivantes).
►
ou- déduction du prix d'acquisition et frais du terrain ou du
local majoré du montant des travaux de construction, de transformation
ou de réhabilitation et frais correspondant à ces travaux
sous la forme d'un amortissement jusqu'à 50 % de ce montant sur 9 ans,
►
Possibilité de réaliser l'investissement par
l'intermédiaire d'une société non soumise à
l'impôt sur les sociétés (SCI),
► Possibilité de réaliser l'investissement par l'intermédiaire d'une SCPI,
► Déficit foncier du bien imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 euros par année,
► Report des déficits fonciers non imputables pendant les dix années suivantes,
► Possibilité de gestion déléguée à un gestionnaire,
►
Constitution d'un patrimoine, (destiné à procurer un
complément de revenus),transmissible à ses
héritiers
Personnes concernées
►
Les personnes physiques qui réalisent des investissements
locatifs directement ou par l'intermédiaire de
sociétés non soumises à l'impôt sur les sociétés (SCI ou sociétés transparentes),
► Les personnes physiques qui réalisent l'investissement en indivision,
► Les personnes qui réalisent l'investissement par l'intermédiaire d'une SCPI.
►
Le dispositif n'est pas applicable aux titulaires de droits
démembrés: nu-propriétaires, usufruitiers, (sauf
démembrement résultant du décès de l'un des époux soumis à imposition commune), Immeubles concernés
►
Seules sont concernées les propriétés urbaines
à usage d'habitation situées sur le territoire
métropolitain ou dans l'un des quatre départements d'outre-mer : Guadeloupe, Guyane, Martinique et Réunion.
Investissements concernés
Logements concernés et date d’effet :
► Logements acquis neufs ou en état futur d'achèvement à compter du 1er septembre 2006.
►
Logements que le contribuable fait construire et qui font l'objet
à compter du 1er septembre 2006, d'une déclaration d'ouverture de chantier
►
Locaux affectés à un usage autre que l'habitation acquis
à compter du 1er septembre 2006 et que le contribuable transforme en logement,
► Logements acquis à compter du 1er septembre 2006 que le contribuable réhabilite.
Engagements des investisseurs
►
Le propriétaire du logement devra prendre l'engagement de le
louer nu à usage de résidence principale du locataire
à une personne physique autre qu'un membre de son foyer fiscal pendant une durée de 9 ans. Ce qui exclut la jouissance du bien pour le propriétaire.
►
Le logement peut être loué à un ascendant ou un
descendant du contribuable propriétaire ou associé de la
société autre qu'un membre de son foyer fiscal.
►
La location doit être effective dans les 12 mois suivant la date
d'acquisition du logement, celle de son achèvement ou celle
des travaux. A compter du début de la première location,
le logement doit être loué non meublé pendant 9 ans
de manière effective et continue à titre d'habitation principale.
► Les locations en meublé sont donc écartées du dispositif.
► Les résidences secondaires n'ouvrent pas droit au bénéfice du dispositif.
Lorsque
l'investissement a été réalisé par
l'intermédiaire d'une société non soumise à
l'impôt sur les sociétés, (SCI par exemple):
►
la location à l'un des associés de cette
société ou à l'un des membres de son foyer fiscal,
exclut cet associé du bénéfice du dispositif.
►
le bénéfice du dispositif est subordonné à
un engagement de location de la société de 9 ans et
à un engagement de conservation
des titres de la société (parts sociales) par les
associés, jusqu'à l'expiration de la période
couverte par l'engagement de location.
Délai de location
La location doit prendre effet dans les 12 mois qui suivent:
► la date d'acquisition en cas d'acquisition d'un logement neuf,
► la date d'achèvement en cas d'acquisition en état futur d'achèvement ou en cas de construction,
► la date d'achèvement des travaux de transformation ou de réhabilitation, dans les autres cas.
Conditions de location
Le propriétaire (bailleur) doit s'engager à respecter les plafonds de loyers fixés par décret.
Les
plafonds de loyers mensuels par mètre carré, charges non
comprises seraient confirmés par décret aux montants
suivants pour les baux conclus en 2006:
► Zone A : Paris, petite couronne et 2ème couronne
Côte d'azur (bande littorale Hyères -Menton)
Gènevois français 19, 89 ¤ le m2
► Zone B1: Agglomérations de plus de 250 000 habitants
Grande couronne autour de Paris
Les villes de Annecy, Bayonne, Chambéry, Cluses ,
La Rochelle et Saint-Malo 13,82 ¤ le m2
Le pourtour de la côte d'Azur,
Les départements d'outre-mer , Corse et îles
► Zone B2: Reste de la zone B soit:
Autres agglomérations de plus de 50 000 habitants
Autres zones frontalières ou littorales chères
Limite de l'île de France 11,30¤ le m2
► Zone C : Reste du territoire 8, 28 ¤ le m2
La
surface à prendre en compte s'entend de la surface habitable
augmentée de la moitié, dans la limite de 8 m2 par
logement, de la surface des annexes (caves, celliers, combles, greniers
aménageables, balcons, loggias, vérandas.....)
Amortissements déductibles
Le régime DE ROBIEN permet de déduire des revenus fonciers l'amortissement du logement acquis ou construit.
Base de calcul de l'amortissement
► Acquisitions de logements neufs ou en état futur d'achèvement :
-
Prix d'acquisition majoré des frais accessoires ( honoraires du
notaire, commissions des intermédiaires, droit de timbre et de mutation ou TVA),
► Immeubles construits, transformés ou réhabilités:
- Prix d'acquisition et frais du terrain ou du local majoré du montant des travaux de construction, de transformation ou de
réhabilitation et frais correspondant à ces travaux
(architecte, matériaux mémoires des entrepreneurs,
à l'exclusion du travail personnel du contribuable).
►
Pour les SCPI la base de calcul peut aller jusqu'à 95 % du
montant de la souscription effectuée par les personnes physiques.
Taux et Calcul de l'amortissement
Le taux de l'amortissement est de :
► 6% les 7 premières années
► 4% les 2 années suivantes
Soit un total de 50%.
Le
point de départ de l'amortissement est fixé au premier du
jour du mois de la date d'achèvement de l'immeuble (ou des
travaux) ou de son acquisition si elle est postérieure.
► Pour les SCPI le point de départ est fixé au premier jour du mois qui suit la souscription.
►
En cas d'acquisition ou d'achèvement en cours d'année, la
première annuité doit être réduite prorata
temporis.
(exemple:
10/12ème pour les biens acquis en mars).Lors du passage du taux
de 6% à 4% le calcul doit être adapté en conséquence.
Amortissement des travaux
►
Travaux d'amélioration : Ceux-ci continuent à être
obligatoirement déduits par voie d'amortissement sur une
période de 10 ans à raison de 10% l'an.
► Travaux de reconstruction ou d'agrandissement : Ces travaux ne pourront plus être amortis que sur 9 ans au rythme de 6% pendant les 7 premières années et de 4% pendant les 2 années suivantes.
Le
bénéfice de cet amortissement continuera à
être subordonné à la souscription d'un nouvel
engagement de 9 ans.
A l'expiration de cette période, aucune prorogation de l'engagement ne pourra être effectuée.
Base de calcul de l'amortissement:
► Acquisitions de logements neufs ou en état futur d'achèvement:
-
Prix d'acquisition majoré des frais accessoires ( honoraires du
notaire, commissions des intermédiaires, droit de timbre et de mutation ou TVA),
► Immeubles construits, transformés ou réhabilités:
- Prix d'acquisition et frais du terrain ou du local majoré du montant des travaux de construction, de transformation ou de
réhabilitation et frais correspondant à ces travaux
(architecte, matériaux mémoires des entrepreneurs,
à l'exclusion du travail personnel du contribuable).
-
Pour les SCPI la base de calcul peut aller jusqu'à 95 % du
montant de la souscription effectuée par les personnes physiques.
Régime fiscal
Le régime fiscal est celui des revenus fonciers.
L'abattement
de 6% a été supprimé par la loi de finances pour
2006. En contrepartie, les frais suivants antérieurement
couverts par l'ancien abattement de 6% sont désormais pris en
compte :
►
L'ensemble des primes d'assurances pour leur montant réel et non
plus pour les seules primes versées au titre de la garantie des loyers impayés,
►
Les frais de procédure (dépenses supportées
à l'occasion d'un procès entre bailleurs et locataires ou
contre un entrepreneur de travaux, honoraires versés aux experts auprès des tribunaux et honoraires d'huissier pour l'établissement d'un constat),
►
Frais de rémunération des gardes et concierges des
immeubles,(ces frais sont déjà normalement pris en compte
dans la provision pour charges dans les immeubles en copropriété),
► Les commissions versées par le propriétaire à une agence de location,
►
Les honoraires versés à un tiers pour la rédaction
des déclarations fiscales (déclarations 2044-2044S-2072),
►
Les sommes versées par le propriétaire à un tiers
pour la tenue de la comptabilité de ses immeubles et diverses
tâches administratives et de secrétariat,
►
Les rémunérations versées aux personnes qui
assurent la gérance de l'immeuble, étant
précisé que pour les immeubles
en copropriété ,ces charges sont déjà
normalement prises en compte dans la provision pour charges.
►
Les autres frais que les propriétaires ont supporté en
vue de l'acquisition ou de la conservation de leur revenu foncier (indemnités d'éviction et frais de relogement).
►
Les autres frais de gestion (frais de correspondance et de
téléphone) sont déductibles sous la forme d'un
forfait de 20 euros par local.
Les dépenses qui n'étaient pas couvertes par l'abattement de 6% restent déductibles ,à savoir:
► Les dépenses d'entretien et de réparation,
► Les dépenses d'amélioration,
►
Les dépenses acquittées pour le compte des locataires et
restant définitivement à la charge des
propriétaires,
► Les provisions pour charges de copropriété,
► Certaines impositions ( taxes foncières hors partie locative),
► Les intérêts d'emprunt (dans les mêmes conditions qu'antérieurement).
Nota: Le régime " micro-foncier", n'est pas applicable au dispositif ROBIEN remanié.
Imputation des déficits
►
Les déficits fonciers résultant des dépenses
déductibles des revenus autres que les intérêts
d'emprunt s'imputent sur le revenu global dans la limite annuelle de 10 700 euros.
►
La fraction du déficit supérieure à cette limite
ainsi que celle correspondant aux intérêts d'emprunt (
d'acquisition, construction et/ou travaux) n'est imputable que sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.
►
La limite de 10 700 euros est appréciée par
déclaration de revenus. Elle est globale pour tous les immeubles
ou parts possédées par un même contribuable et les membres de son foyer fiscal.
►
En cas d'investissement par l'intermédiaire d'une
société (SCI par exemple), cette limite est
appréciée au niveau de chaque associé et non au niveau de la déclaration de la société.
Obligations déclaratives
Déclarations à déposer :
► Personnes physiques2044S (revenus fonciers) + 2042 (déclaration d'ensemble des revenus).
► SCI ( 2072) + associés (2 044S + 2042 ).
Devraient
être joints à la déclaration de revenus ou de
résultat pour les sociétés,dès la
première année d'application du régime :
►
L'engagement de location en dispositif Robien recentré,
accompagné de la déclaration d'ouverture de chantier, déclaration d'achèvement de travaux, factures,
►
L'engagement de conservation des parts pour les associés
(société). Les associés doivent aussi
déposer leurs parts sur
un compte spécial de la société dans les 30 jours
suivant la date limite de dépôt de la déclaration
de revenus.
Les
sociétés sont tenues de fournir chaque année
à leurs associés une attestation annuelle qui sera jointe
à la déclaration
de résultat de la société et à la
déclaration de revenus des associés.
Remise en cause du dispositif
Le non respect des conditions d'application du dispositif entraînerait la remise en cause de l'avantage fiscal.
Le
montant total des amortissements déduits serait
réintégré dans les revenus fonciers de
l'année au cours de laquelle la remise en cause interviendrait
(avec application toutefois du système du quotient).
Cas les plus fréquents de remise en cause :
► Absence de location dans le délai de douze mois.
► Occupation du logement par le propriétaire ou un membre du foyer fiscal,
► Cession du logement ou des parts pendant la période d'engagement de location,
►
Location à un autre usage que l'habitation principale (que ce
changement d'usage soit le fait du propriétaire ou du locataire),
► Dépassement du plafond de loyer autorisé,
► Démembrement de propriété du logement.
► Inscription du logement à l'actif d'une entreprise.
Exceptions à la remise en cause
► Décès de l'un des époux soumis à imposition commune,
► Licenciement de l'un des époux soumis à imposition commune,
►
Invalidité correspondant au classement dans la deuxième
ou troisième des catégories prévues à
l'article L.341.4 du code de la sécurité sociale,
►
Mariage du contribuable pendant la période d'engagement de
location sous réserve que les époux demandent la reprise du dispositif à leur profit,
►
Divorce ou séparation pendant la période d'engagement de
location sous réserve que l'un d'eux demande la reprise du
dispositif à son profit.